“Tout est à recommencer.
Tout en fait a recommencé, mais sans qu’on le sache” …
(Edgard Morin)


1: Utopie

Paix, bien-être, éducation et dignité pour tous, tout en préservant la planète, tel est le monde auquel nous devrions tendre pour nous et les futures générations.

Pour le plus grand nombre d’entre nous, cela relève de l’utopie: “la nature humaine est ainsi faite que l’homme est un prédateur pour l’homme et il y aura toujours des dominants et des dominés.” entend-on.

Est-ce véritablement notre nature de dépenser notre énergie à anéantir ou à exploiter notre prochain pour conserver sa place ou accroître les parts de marchés de son entreprise?

Je ne crois pas. Simplement, nous avons été formatés plutôt qu’éduqués comme instruments de ce système.

2: Let’s do it — Le projet

Beaucoup d’entre nous, sont conscients qu’il nous faut désapprendre ce pour quoi nous avons été formatés.

De nombreux projets éducatifs, encore marginaux se développent. Basés sur la création et l’émotion, ils permettent à chaque enfant de découvrir sa passion et à la développer en créant.
Des projets d’entreprises voient le jour : entreprenariat social, management horizontal ou travail collaboratif.
Ainsi que des projets sociaux de production et de consommation partagées, dans les coopératives indépendantes de nos campagnes et nos villes et les fablab où des Makers pérennisent le DIY (Do It Yourself).

Je voudrais poser ici les bases d’un programme dans ce sens.

Éduquer, entreprendre, produire et consommer autrement dans une économie hybride.

1/Réinventer l’éducation et l’entreprenariat

Il ne s’agit plus d’enseigner, mais de guider les enfants à travers les outils qui leur permettront de réaliser leurs rêves. Les accompagner dans l’acquisition de la connaissance, de la nature et des communications pour qu’ils puissent eux-mêmes, avec nous, créer, produire et partager.
Créer des applications et des plateformes libres. Récupérer les données personnelles prélevées et exploitées par des entités commerciales comme FB ou Google (ce qui implique le contrôle si ce n’est la suppression de l’exploitation des données, le Bigdata, à des fins commerciales ou de surveillance) et de les restituer à la communauté pour s’assurer que la connaissance globale, scientifique et technologique demeure accessible à tous. Utiliser le blockchain et la force de la multitude pour y parvenir.

2/ Réinventer la production et la consommation.

Recyclage et production de biens pour une consommation locale. Partage des connaissances et expériences pour la planète.
Échanges de services, de biens et de compétences localement et mondialement.
Adopter autant que possible un système d’échange et de partage de services, gratuit, local et en ligne.

Ne parlons plus de croissance mais de métamorphose.

La croissance que prônent les gouvernements et les grandes entreprises manipulées par le monde de la finance est, aujourd’hui plus qu’hier, une fausse solution pour générer une reprise sociale, un travail de masse et une vie décente pour le peuple.
Le modèle économique de la production croissante menant à la stratégie de la pénurie et de l’obsolescence programmée consiste à accroitre sans cesse la nécessité et équivaut donc à accroître la frustration.

Redevenons efficace et réduisons les nécessités en adoptant l’économie basé sur les ressources.

– par le biomimétisme et “la blue economy” de Gunter Pauli
– par une gestion locale en tout lieux connectés à la planète.
– par le partage des biens et des connaissances.

3: Économie hybride

Nous devons soutenir et rassembler les diverses communautés connectés, adoptant une économie Hybride.

Gratuité et travail collaboratif:
Autant que possible, utiliser les ressources naturelles et humaines pour produire l’énergie et les biens de consommation nécessaires localement et gratuitement.

Que financer?

Dans un premier temps
le revenu de base universel pour les membres de ces communautés.
La mise en place d’une license de réciprocité. Rémunérer les “commoners” qui construisent les bases de la communauté.
Les outils technologiques pour la recherche, le développement et l’éducation.

Comment financer?

1/ Modèle entrepreneur: prestation de services aux entreprises locales.

En créant des partenariats marketing et technique avec réduction de charge pour les PME. Les accompagner vers l’innovation.

2/ Modèle capital: Faire la transition du capital risqueur à un modèle collaboratif de financement.

Réinventer l’offre qui ne serra plus basée sur une augmentation de capital.
Offrir au capital risqueur une alternative non financière mais a forte valeur ajouté pour rebondir dans le monde post-capitaliste.
Vu que tout bon capital risqueur sait bien qu’il ne met pas tous ses œufs dans un même panier, il peut admettre qu’il n’est pas incohérent d’investir dans l’économie de partage ou toute fortune accumulés n’aura une valeur que toute relative.

4: La métamorphose.

Réveillons nous. Ne soyons plus de la main d’œuvre et des consommateurs dont la passivité sert un petit nombre, obsédé par le gain et étranger à l’empathie.
Il ne s’agit pas d’un appel à la révolution. Il s’agit de s’adapter à une métamorphose inéluctable et déjà en cours.
Il n’est pas nécessaire de renverser les gouvernements et les banques, ils se renverseront tout seul. Préparez-vous, il est déjà trop tard comme dirait, Charles Sannat (www.insolentia.com).


1/Travaillons tous ensemble pour pérenniser le bien commun, localement et mondialement.


2/Déclarons toutes les ressources naturelles de la planète, ainsi que la connaissance et la technologie, l´héritage commun de tous les peuples.


3/Le travail est dorénavant volontaire.

4/Chacun propose librement ses projets et ses créations à la communauté.


5/Mettre en place des systèmes ludiques de démocratie participative locale pour choisir collégialement les projets à réaliser pour la communauté.


6/Partager les expériences documentées avec la communauté mondiale.

7/L’accès, le choix et le temps passé à se cultiver est libre, permanent et collégial.

 

 

Organisons nos communautés et notre financement hybride, de manière indépendante, dès aujourd’hui.
They say it’s utopia…… Let’s do it.